Edito n°3 | An

Par Philippe Chriqui

Avant d’être élu, le peuple élu n’est pas peuple. C’est l’électios de façon allusive dans la Tora, mais explicitées dans le Talmud (Sanhédrin 56a). Elles concernent tous les hommes avant même l’apparition du premier des Hébreux. Elles montrent que l’élection est d’abord celle de l’humanité toute entière. Forçons encore le trait. Moïse, au seuil de sa mort, réunit son peuple pour lui répéter toute la Loi d’Israël (introduction du livre Devarim, le Deutéronome). Rachi explique que ce discours se fait « en soixante-dix langues », ce qui dans la Bible correspond précisément à toutes les langues de l’humanité (Babel). La Loi qui porte l’élection est une loi pour tous.

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